Séduction : Ce qui marche vraiment

Date  14.02.2010
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Un homme, une femme, chabadabada. Le cœur qui bat, un premier rendez-vous, et les questions qui angoissent: comment lui plaire? Comment la séduire? «A la Saint-Valentin, fais ton malin»? Plus facile à dire qu’à faire. «Il n’y a pas deux hommes ou deux femmes que l’on peut séduire de la même manière, explique Anne-Catherine Pozza, fondatrice d’Orchydia à Genève, spécialiste en coaching en relations amoureuses et en créativité. Aux gens qui me demandent des recettes, je leur dis de commencer par identifier leurs désirs, leurs blocages, leurs stratégies habituelles. Il n’y a pas de gestes justes: être soi-même est encore le moyen le plus sûr de charmer. En commençant par se débarrasser des codes appris, de son éducation, de la morale qui nous retient et nous répète que nous ne méritons pas d’être avec une femme trop belle, un homme trop généreux, bref, tout ce qui nous empêche d’aller vers notre désir

La confiance en soi est essentielle, confirme Odile Lamourère, thérapeute conjugale et coach pour célibataires, auteure de nombreux livres dont Séduire une femme à coup sûr... et pour longtemps ou Pourquoi les hommes ne font plus la cour. «La difficulté à séduire ne dépend pas de l’apparence. Il y a de très jolies filles qui sont incapables d’entrer en relation avec un homme. La plupart du temps, leur blocage vient d’un manque de confiance en soi. Elles, ou ils, se trouvent nuls, sont convaincus que ça ne marchera pas. Du coup, ça ne marche pas!»

Etat d’esprit. Séduire, c’est avant tout un état d’esprit, pas une tactique. «Je préfère le mot charme à celui de séduction, souligne Anne-Catherine Pozza. Le charme émet, la séduction projette un crochet sur l’autre...» «Et l’état d’esprit doit être à l’éveil, pas à l’attente, renchérit Odile Lamourère. Savoir donner le feu vert sans s’imposer ou avoir l’air désespéré. Je rencontre souvent des gens qui attendent d’avoir trouvé un partenaire pour faire le moindre projet, ou qui se ruent sur les réseaux sociaux au printemps pour trouver un compagnon de vacances. C’est terrible! Pour séduire quelqu’un il faut aimer sa propre vie d’abord, en parler comme d’une chose intéressante. Personne n’est séduit par un geignard. L’homme ou la femme que l’on souhaite rencontrer n’est pas un antidépresseur!»

«RIRE ENSEMBLE CRÉE DE LA CONNIVENCE.» Anne-Catherine Pozza

A la Saint-Valentin, entreprendre ou pas? «Il vaut mieux passer pour une fille facile que pour une fille impossible si l’on cherche l’amour, lance Odile Lamourère. Hélas aujourd’hui, les femmes semblent avoir oublié les années 70, hésitent à aborder les hommes et même à sortir le soir! Prenez l’initiative, Mesdames, les hommes sont emballés et séduits si vous leur donnez votre carte de visite en laissant entendre que vous auriez plaisir à les revoir. Même s’ils ne le font pas, ils se sentent valorisés.»

Mais attention aux maladresses des premières rencontres. «Beaucoup de mes clientes qui se plaignent que l’homme ne les rappelle pas ont passé la soirée à se plaindre de leur ex qui était macho, de leur boulot difficile, de leur loyer, etc. Et elles s’étonnent après de ne pas avoir suscité d’envie!» Autre malentendu: les hommes qui ne parlent que d’eux-mêmes sans poser de questions. «C’est frustrant, mais l’écouter n’est pas inutile, c’est plein d’infos sur qui il est que l’on pourra utiliser pour faire évoluer la relation. Et souvent c’est par timidité que les hommes parlent trop, ils n’osent pas poser de questions. Parlez de vous sans attendre la permission! D’une manière générale, les femmes attendent trop, que l’homme rappelle, qu’il fasse le premier pas, qu’il les embrasse, etc. On est en 2010!»

Cadeaux, humour, physique. Que ce soit elle ou lui qui fasse les premiers pas, tout est question d’attention à l’autre. Mais pas évident de savoir de quel type d’attention votre conquête a besoin. «Tant les hommes que les femmes peuvent être séduits par plusieurs choses ou gestes, explique Anne-Catherine Pozza. Certains ont besoin d’être écoutés, d’autres de recevoir des cadeaux ou d’être touchés. En regardant l’autre évoluer, en quelques heures on peut déjà cerner un peu de sa personnalité. Sans oublier de donner de soi. C’est seulement à cette condition qu’il pourra y avoir échange et donc véritable rencontre.»

Hantise de tous les amoureux, le physique n’est «jamais primordial» dans une relation de plus d’un soir. «Le charme ne dépend pas du physique, rappelle Odile Lamourère. Je suis contre le fait de mettre des photos sur les sites de rencontres, il n’y a aucune correspondance entre une photo et la réalité! Ce qui compte c’est ce qu’on dégage avec son corps, la manière dont on l’habite. Le sourire et le regard font beaucoup. Quelqu’un d’épanoui se remarque à dix mètres. Je conseille à tout le monde de faire de la danse ou de l’expression corporelle, ça aide à se sentir à l’aise. Mais attention à la gestuelle de cinéma des séducteurs et séductrices patentés qui vont séduire dans l’immédiat mais sans rien à offrir derrière.»

Etre ou avoir. A l’enseigne d’Orchydia, Anne-Catherine Pozza travaille également beaucoup le rapport au corps de ses clients. «Notre corps nous donne tous les messages importants, mais nous avons trop souvent perdu le contact avec lui. Ecouter l’autre, s’écouter soi-même, permet de vivre l’instant présent et de tirer le meilleur d’une rencontre amoureuse.»

Les cadeaux? «Autant pour les femmes que pour les hommes, qui contrairement aux clichés, aiment autant recevoir des fleurs ou du champagne que les femmes!» L’humour? «On dit souvent qu’«une femme qui rit est dans ton lit», c’est vrai, sourit Anne-Catherine Pozza. Mais attention à ne pas rire aux dépens de l’autre, ou d’une tierce personne, cela peut tomber à plat. Mais rire ensemble est le meilleur moyen de créer de la connivence.»

La clé de toute rencontre, enfin? «Eviter les attentes démesurées et accepter de se laisser surprendre. On rencontre quelqu’un pour être avec lui, pas pour l’avoir. Tout notre environnement social et de communication dit l’inverse, mais résistez! La Saint-Valentin, dont l’origine est très ancienne, n’est pas inutile: le mois de février nous sort de l’hiver vers le printemps, la lumière, nous met en mouvement, comme l’amour

Isabelle Falconnier, Hebdo, février 2010

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