Jamais sans mon coach

Date  14.10.2008
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Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants… Le stéréotype peut prêter à sourire. Or il paraissait évident, il y a quelques années, qu’une histoire d’amour finisse bien. A l’instar des contes des frères Grimm ou de Charles Perrault. Ils étaient beaux, ils s’aimaient et coulaient des jours heureux. Mais ces fins idylliques qui berçaient notre enfance ont volé en éclats. Jamais les relations homme-femme n’ont été aussi compliquées et kafkaïennes qu’aujourd’hui. Mésentente, discorde, divorce et incompréhension mutuelle sont le lot de nombreuses personnes des deux sexes. Et des hommes plus particulièrement: leur difficulté à entrer en communication avec la gent féminine moderne ne fait que s’accroître.

Face à ce constat, des professionnels du coaching «amoureux» tentent d’aborder des pistes de solutions en compagnie des clients franchissant la porte de leur cabinet. Anne-Catherine Pozza est de ceux-là. En créant en 2000 la société Orchydia, basée à Genève, Anne-Catherine Pozza, formatrice, coach et consultante indépendante, s’est mise à côtoyer de très près l’univers complexe des relations homme-femme. «Il existe un problème de communication fondamental et généralisé: les gens sont devenus sourds! Imaginez deux hérissons en boule. Voilà comment la plupart des personnes communiquent aujourd’hui. Tous piquants dehors! Nous vivons à l’heure des jeux de pouvoir. «Montre-moi qui tu es, sors le grand jeu, sois le plus fort, le plus courageux, le plus beau», si on veut résumer. Ceci fait appel à l’intelligence mentale et physique. Il n’en résulte que violence, domination et satisfaction éphémère pour calmer l’illusion du manque. Le cœur et les sentiments sont occultés par cette vision des choses.»

A l’ère du paraître, de la «peopolisation» et des coups d’éclat, difficile parfois de trouver la bonne attitude face à ces dames. De surcroît émancipées, indépendantes et souvent habitées des mêmes aspirations que la gent masculine. Fini le cliché de la jolie princesse dévouée à la famille et au foyer. Dans un monde toujours plus individualiste, les femmes se sont affirmées et revendiquent les mêmes ambitions que les hommes.

Pourtant, le syndrome du prince charmant est toujours présent. Bref, un paradoxe permanent pour les éventuels prétendants. Si Franz Kafka était encore de ce monde, il pourrait à coup sûr s’en donner à cœur joie… Alors le mode d’emploi séculaire des relations homme-femme aurait-il été égaré? «Tant que les hommes resteront des petits garçons irresponsables, ils rencontreront des petites filles blessées, vindicatives et fuyantes. C’est vrai, les femmes ont fait du chemin sur l’échiquier de la vie, renversant des pions au passage. Mais la partie n’est pas mat pour autant!» explique Anne-Catherine Pozza. Il ne reste donc plus aux hommes qu’à prendre le taureau par les cornes, tout en s’alimentant des conseils de professionnels. Et si, enfin, chacun d’entre nous apprenait à nouveau à vivre avec authenticité et spontanéité pour mieux s’apprivoiser? Une piste à suivre, cela va de soi…

Pour aller plus loin:
- «Le conte chaud et doux des chaudoudoux», Claude Steiner, InterEditions

- «Qui aime quand je t’aime?», Catherine Bensaid et Jean-Yves Leloup, Albin Michel


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