Tolérer l'incongruité

Date  01.08.2007
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Anne-Catherine Pozza, une simple technique peut-elle doper la créativité en entreprise?
Une méthode seule ne suffit pas. C'est plutôt la façon dont elle est appliquée et transmise qui influe sur le résultat d'une séance. Autrement dit, l'attitude de l'animateur est déterminante.

Quelles doivent-être ses qualités ?
L'ouverture d'esprit est primordiale. D'une part, cela implique un intérêt marqué pour la diversité, d'autre part une tolérance pour l'incongruité.

Qu'entendez-vous par là ?
L'entreprise est un monde marqué par les codes, implicites et explicites. Il faut être capable de les transgresser, ou du moins les questionner pour valider ou invalider des pratiques, souvent héritées de l'histoire. En permettant une pensée d'apparence déplacée, incongrue, on élargit l'horizon.

A quel point ?
Il est vrai qu'un cadre est nécessaire à la créativité. Il faut dès le début savoir ce que l'on veut faire des résultats. Les objectifs de la recherche d'idées doivent être clairs. Durant le processus, l'animateur endosse le rôle de « facilitateur ».

Qu'est-ce qui tue la créativité ?
Les jeux de pouvoirs, conscients et inconscients. Lorsque l'on est dans le pouvoir, on exclut la créativité. Le négativisme aussi, ruine l'innovation. Même de soi-disant « mauvaises idées » peuvent conduire les participants sur la voie des « bonnes ». Le manque d'écoute, finalement, est destructeur. Il s'agit pas de venir à une séance pour se débarrasser de ses idées, mais de composer avec celles des autres pour peut-être en faire surgir de nouvelles.

Légende image :
Anne-Catherine Pozza, directrice de Orchydia, société genevoise de conseil en créativité


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